language: Deutsch   Français   italiano   Español   Português   日本語   russian   arabic   norwegian   swedish   danish   Nederlands   finland   ireland   English  

À l’école des cépages: la corvina… et ses amis | Le Devoir

Connexion au Devoir.com Courriel Mot de passe Mot de passe oublié? Créer un profil Se connecter mercredi 27 août 2014 Blogues | Nous joindre | Aide | FAQ | Participation aux commentaires | M'abonner Menu Blogues Nous joindre Aide FAQ Participation aux commentaires M'abonner Garnotte Caricature du jour Connexion Inscrivez-vous (Gratuit) Mot de passe oublié? Abonné papier? Actualités Opinion Cahiers spéciaux Multimédia Jeux Services et annonces Mon abonnement M'abonner Politique Canada Québec Montréal Ville de Québec Villes et régions International Actualités internationales États-Unis Europe Culture Actualités culturelles Arts visuels Cinéma Cirque Danse Livres Musique Télévision Théâtre Environnement Actualités sur l'environnement Société Actualités en société Consommation Éducation Éthique et religion Justice Le Devoir de philo Médias Santé Science et technologie Économie Actualités économiques Automobile Emploi Finances personnelles Sports Actualités sportives Football Hockey Tennis Soccer Art de vivre Loisirs Alimentation Habitation Jardinage Restaurants Vin Voyage Accueil › Art de vivre › Vin › À l’école des cépages: la corvina… et ses amis Taille du texte A A A Imprimer Commentaires Envoyer Droits À l’école des cépages: la corvina… et ses amis 8 août 2014 | Jean Aubry | Vin Photo: Jean Aubry Un vignoble de corvina chez Masi avec, au premier plan, un cerisier.

région boisée Tomber en amour ? Il faudrait avoir le nez blindé, le palais rétamé, la couenne en cuir et l’imagination diablement coincée pour ne pas justement ployer sous le charme de la corvina veronese.

 

Timberland Outlet C’est la faute à la cerise, paraît-il, la cerise ronde, luisante, fraîche, pimpante, éclatante. Sans doute celle que chantait Roméo à sa Juliette, bien avant que la délicieuse Colette Renard ne la fredonne dans ses folichonnes Nuits d’une demoiselle (1963). Mais je m’égare, encore.

 

Bottes Timberland Toujours selon notre savant trio Robinson, Harding et Vouillamoz ( Wine Grapes – ecco), son nom apparaît vers 1818, alors qu’elle essaime en Val Pullicella (la Valpolicella actuelle), dans la région de Vérone.

 

Bottes Timberland Génétiquement, elle aurait une filiation de la fesse gauche avec la Dindarella, la Garganega et l’Oseleta et pourrait être une descendante du Refosco dal Pedunculo Rosso (Frioul) et parente de la Rondinella. Voilà, vous savez tout ! Oui, mais encore ?

 

Bottes Timberland pour Hommes La corvina est une reine pas du tout pressée car elle est tardive de récolte. Mais son éclat à maturité est imparable. Vinifiée seule (plus rarement, à l’image par exemple de sa consoeur portugaise touriga nacional), comme pour ce cru La Poja 2004 de la maison Allegrini (91,50 $ – 00927632 – (5)★★★★ ©), elle offre un inégalable bouquet de maturité avec, en finale, cette impression typique qui marie amertume et noyau de cerise sur une texture suave et parfumée.

 

Timberland Vente Dans ce dernier cas, une Reine Margot délurée jouée pas Isabelle Adjani, en quelque sorte, qui n’a pas froid aux yeux.

 

Mais la dame, bien que timide, aime la compagnie. Non seulement s’enrichit-elle au contact des rondinella, dindarella, molinara, croatina et autres oseleta locales qui la nuancent dans son discours, mais elle passe ses plus belles toilettes lorsque le vigneron la vinifie en fonction de techniques aussi singulières qu’elles lui assurent une touche supplémentaire de prestance et de rayonnement.

 

Bref, elle devient plus complexe par l’assemblage, mais aussi plus assurée, plus profonde sous l’intervention habile de l’homme.

 

La technique dite du ripasso

 

La technique dite du ripasso, ça vous dit quelque chose ? Il s’agit d’une « repasse » qui consiste à ajouter au moût des baies non pressées d’Amarone pour « enrichir » le valpolicella. Plus de couleur, de vinosité, avec cet étonnant duo qui oppose maturité et amertume (le fameux amaro) en finale.

 

Une autre technique, dite appassimento, vise celle-là à produire justement cet Amarone della Valpolicella, un rouge sec puissant, consistant, souvent de très longue garde, issu de la dessiccation des baies (sur souche ou en grenier bien ventilé, sur une période de 60, 100 ou 120 jours à la suite de la vendange, pour en concentrer l’essence.)

 

La fermentation n’a pas épuisé tous les sucres résiduels ? Vous aurez droit au Recioto della Valpolicella, version plus douce mais aussi plus moelleuse, puissante et généreuse qui, avec l’Amarone, trouve sur le chocolat noir mais surtout sur une simple pépite du sérénissime parmigiano reggiano l’un des mariages les plus percutants qui soient. Bon, trêve de bavardage et buvons !

 

Quelques-unes des corvinas disponibles en assemblage, dégustées pour vous, au nom de Sa Majesté.

 

Masi Bonacosta Valpolicella 2013 (16,95 $ – 00285585) : tendre et parfumé, simple mais équilibré, avec tout le roulement fruité voulu ; à servir frais (16 °C) sur la pointe de pizza maison. (5)★★

 

Masi Possessioni Rosso 2011 (17,20 $ – 10202095) : l’ajout de sangiovese lui resserre le fruité dans ses coutures, ajoutant une touche de profondeur. Jolie tenue. (5)★★1/2

 

Tommasi Valpolicella 2013 (16,10 $ – 00560797) : à ma connaissance, le seul « valpo » sous capsule à vis, bravo ! Style linéaire, nerveux, s’explosant la cerise comme d’autres de bonheur. Netteté et franchise. Classique. (5)★★1/2

 

Tommasi Palanca Rosso 2012 (18,20 $ – 11770756) : la corvina (60 %) ouvre le bal, rapidement rejointe par son cavalier merlot (10 %) qui l’étoffe pas sa chorégraphie sous les violons endiablés de la rondinella (30 %). Vous me suivez ? Intensité fruitée, sensualité larvée, intentions manifestes. Belle affaire ! (5)★★★

 

Bolla Verona Rosso 2012 (17,20 $ – 12207543) : Corvina et rondinella se frottent ici au cabernet et au merlot pour une approche plus consensuelle, mais perdent à mon sens tout ce mordant belles dents de cerise qui ne demandait pourtant qu’à s’éclater. Moderne et équilibré. (5)★★1/2

 

Masi Campofiorin 2010 (21,20 $ – 00155051) : un pionnier de l’appasimento qui connaît ses gammes et ses fruits sur le bout des doigts. Et de la langue. La conversation est suave, le fruité fourni, les épaisseurs multiples et l’intrigue manifeste. Et quel brillant amaro sur la finale ! (5 +)★★★ ©

 

Nicolis Secal Valpolicella 2010 (25,10 $ – 11027807) : à ce prix, un Amarone en miniature ! Mais quelle largeur côté couleur, intensité, profondeur, fraîcheur et amertume. Sève fruitée fine sur fond de puissance, d’ampleur, de longueur. Racé ! (10 +)★★★1/2 ©

 

Luigi Righetti Campolieti 2012, Ripasso (18,35 $ – 00964569) : style plus traditionnel avec fruité substantiel, bien frais, épicé par l’élevage. (5)★★★ ©

 

Mara Valpolicella Ripasso 2012 (20,40 $ – 10703834) : c’est riche ici, un rien austère, linéaire avec des tanins fins très frais. Ne manque pas de classe. (5 +)★★★ ©

 

Tedeschi Capitel San Rocco Valpolicella Ripasso 2012 (22,35 $ – 00972216) : une merveille ! Éclat fruité soutenu, profondeur, fraîcheur, mâche, corps et magnifiques amers sur la longue finale. Exemplaire ! (5 +)★★★1/2 ©

 

Bolla Valpolicella Ripasso 2012 (20,20 $ – 11570682) : fruité très, très séduisant pour un ensemble floral et soyeux terminant avec tenue sur une finale fumée, amère et boisée. (5 +)★★★ ©

 

Tedeschi Capitel dei Nicalo Appassimento 2012 (18,20 $ – 11028156) : il y a ce truc à la fois sérieux mais aussi rafraîchissant en raison de la pureté du fruité de cerise et de l’harmonie dégagée. Un candidat sérieux pour le Guide Aubry 2015   ! (5)★★★

 

Tommasi Arele Parziale Appassimento 2012 (20,20 $ – 11770836) : la fiche technique indique 98 % corvina, complété ici par l’intrigant et très ancien cépage oseleta. Le résultat offre élégance, parfum et séduction immédiate, avec une trame tannique que stimule sans durcir une superbe fraîcheur (5 +)★★★1/2 ©

 

Masi Passo Doble 2012 (16,95 $ – 10395309) : un « pirate » d’Argentine où la corvina se frotte au malbec pour une joute haute en saveurs, sur fond marqué de bois fumé. Sur la queue de taureau braisée ? (5)★★1/2

 

Farina Amarone della Valpolicella 2011 (39,25 $ – 10271904) : pruneau confit mais rapidement ce goût prononcé de zan (réglisse) qui monte en puissance sur un ensemble relevé d’une pointe d’amertume astringente en finale. Une pièce de gibier conviendra à merveille. (10 +) ★★★1/2 ©

 

Luigi Righetti Amarone della Valpolicella Classico 2010 (29,95 $ – 00976183) : une initiation convaincante à l’Amarone, sans qu’il soit toutefois pourvu de la richesse et de la profondeur des plus grands. Délicieux sur un calzone. (5 +) ★★★ ©

 

Fabiano Amarone della Valpolicella 2009 (44 $ – 10769307) : il en reste peu, mais quel régal ! Resserrement jouissif des joues et des babines pour un rouge nuancé, au fruité endiablé, d’une sève très fraîche, serrée, élégante et longue. Ici, Roméo chante la cerise à Juliette ! (5 +)★★★1/2 ©

 

Fabiano Amarone della Valpolicella Riserva I Fondatori 2007 (64,75 $ – 00866186) : ici, c’est Juliette qui s’éprend de Roméo. Et pas à peu près ! Le confit est extravagant, le fruité débordant, l’ensemble détaillé, avec cette touche saline où cuir, tabac et figue font durer le plaisir. En espérant que Roméo résiste à l’assaut ! (5 +) ★★★★ ©

 

Jean Aubry est l’auteur du Guide Aubry 2015. Les 100 meilleurs vins à moins de 25   $ , à paraître en octobre prochain.

    Édition abonné La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :     Votre courriel Le courriel du destinataire Commentaires Entrez les lettres ci-dessous Envoyer Fermer Tweet Voter 0 vote Haut Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire. Connectez-vous ou Créer un profil Veuillez prendre note que ce texte n'est pas ouvert aux commentaires. Sur le même sujet À l’école des cépages: le pinot noir… hors Bourgogne 15 août 2014 | Jean Aubry À l’école des cépages : le melon de Bourgogne 1 août 2014 | Jean Aubry À l’école des cépages: la syrah 25 juillet 2014 | Jean Aubry Mots clés vin Chercher sur le même sujet Blogues Voyager avec Lio Kiefer 25 août 2014 17h27 | Lio Kiefer Plonger oui, mais où? Les mutations tranquilles 25 août 2014 11h55 | Fabien Deglise Paradoxe: la socialisation numérique serait-elle désociabilisante? Le blogue urbain 20 août 2014 17h20 | Florence Sara G. Ferraris L’agriculture urbaine : un phénomène mondial Mots et maux de la politique 17 juillet 2014 18h18 | Antoine Robitaille La vie des cyclistes et l'ébranlement des aînés Articles les plus : Commentés | Aimés 17 La SAQ vue d’ailleurs 22 août 2014 3 À l’école des cépages: le pinot noir… hors Bourgogne 15 août 2014 2 Les nombreuses saveurs d’un marché des Cantons-de-l’Est 23 août 2014 1 La mousse de tourbe, façon sensée 16 août 2014 Articles les plus : Commentés | Aimés 11 Dans l’océan vert des Chic-Chocs 16 août 2014 8 La SAQ vue d’ailleurs 22 août 2014 7 Petits bonheurs d’occasions 16 août 2014 5 Le canevas de Montréal tricoté serré 15 août 2014 S'abonner au devoir Abonnement papier Abonnement numérique Gérez votre abonnement À propos Qui sommes-nous Direction et rédaction Nous joindre Service à la clientèle Services Horaire des films Petites annonces Rencontres Restaurants Carrières et professions Les sous-sections du Devoir Politiques International Culture Environnement Société Économie Sports Art de vivre Publicité Pour annoncer dans Le Devoir © Le Devoir 2002-2014 Participation aux commentaires | Conditions | Aide | Plan de site | FAQ | Flux RSS